Les oiseaux des Alpes Maritimes

La double insularité des Alpes Maritimes

Les Alpes Maritimes sont à l'extrêmité de deux "péninsules". La péninsule provençale et l'arc alpin. La Provence vient buter sur le Mercantour. L'arc alpin vient buter sur la mer.

L'effet péninsule

Les Alpes Maritimes associent une avifaune méditerranéenne appauvrie par rapport aux Bouches du Rhône et une avifaune montagnarde appauvrie par rapport aux Alpes du Nord. Le caractère montagnard de l'avifaune des Alpes Maritimes est plus marqué que son caractère provençal. Globalement la biodiversité du département reste élevée car l'absence de certaines espèces méditerranéennes est "compensée" par l'apport des espèces montagnardes.

 

Barrières physiques à l'influence provencale

L'influence provençale est encore très nette dans la plaine des Maures et la vallée de l'Argens. Elle se caractérise par la présence régulières comme le Bruant Proyer, la Cisticole des joncs, le Coucou geai, la Fauvette à lunettes, le Guepier et le Rollier d'Europe, le Loriot,...

L'influence provençale diminue brutalement à l'Est de Fréjus, comme si l'Estérel constituait un premier verrou. A l'Est de Nice, des chaines montagneuses parallèles plongent vers la mer et constituent autant de barrières physiques.

 

 

Le bout de la péninsule. Vue vers l'Est depuis le Mont Agel au nord de Monaco. Les sommets dépassent 1000 mètres (Mont Agel, 1148 m, Pointe Sirococa, 1051 m (2ème plan), Le Grand Mont, 1379 m (3ème plan), Mont Bignone, 1299 m (4ème plan)) à quelques kilomètres seulement du rivage. La bande littorale est réduite.

 

 

 

Pourquoi la biodiversité diminue t-elle quand on progresse le long d'une péninsule ?

 

 

En milieu continental (A), toute disparition de l'espèce d'une parcelle peut être compensée rapidement par l'immigration d'individus provenant des parcelles adjacentes. La biodiversité reste homogène

Sur une péninsule (B), l'isolement limite les possibilités d'immigration. La biodiversité s'appauvrit lorsqu'on progresse vers son extrêmité.

Le même phénomène est observé en milieu insulaire. C'est la théorie de la biogéographie des iles due à MacArthur et Wilson. Plus un ile est éloignée du continent (à surface égale) et plus sa biodiversité est faible.

 

Quatre conséquences de l'insularité sur la structuration des populations insulaires

 

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